Le petit roadster à capot basculant dessiné par Michelotti. Base Herald, poids plume, ligne italienne : l'alternative joyeuse et accessible à la Midget, 18 ans durant.
Ouvrez le capot d'une Spitfire et vous comprenez tout : il bascule vers l'avant d'un seul bloc, comme une gueule de requin, découvrant le petit 4-cylindres et les roues avant en entier. C'est la signature de ce roadster dessiné par Giovanni Michelotti — une ligne italienne basse et racée posée sur une base technique de Triumph Herald, pour offrir l'image et les sensations d'une vraie anglaise sans le prix d'une grande sportive. Poids plume, propulsion joueuse, mécanique limpide : c'est l'alternative joyeuse à la Midget, celle qui a séduit pendant dix-huit ans.
La Triumph Spitfire est un petit roadster biplace produit de 1962 à 1980, sous la direction de Harry Webster et avec une carrosserie signée Giovanni Michelotti. Elle naît d'un projet de sportive bon marché reprenant la base technique de la Triumph Herald — d'où son châssis séparé et son train arrière indépendant — et se positionne juste en dessous des roadsters TR de la marque. Son nom rend hommage au chasseur Supermarine Spitfire, renforçant son image sportive et patriotique.
L'architecture est celle d'une propulsion simple et légère : un 4-cylindres en ligne longitudinal et une boîte manuelle, avec des freins à disques à l'avant montés de série pour mieux rivaliser avec les petites concurrentes. La Spitfire évolue par petites étapes — Spitfire 4 (Mk1), Mk2, Mk3, MkIV puis 1500 — avec des moteurs de cylindrée croissante (1147, 1296 puis 1493 cm³) et des retouches de style et d'équipement. Le tout reste accessible, facile à entretenir et d'un charme fou capote baissée.
Au fil des Mk, la puissance grimpe : 63 ch pour la Spitfire 4 d'origine, jusqu'à 75 ch sur les 1296 cm³ de la Mk3, la plus vive et la plus aboutie mécaniquement. La 1500 finale (1974-1980), moins pure esthétiquement avec ses évolutions de face avant, gagne en couple grâce à son bloc 1493 — le même que celui de la MG Midget 1500, sous la houlette de British Leyland. Près de 140 000 exemplaires partent aux États-Unis, alimentant une diffusion mondiale et une communauté d'amateurs qui ne s'est jamais tarie.
La Spitfire est devenue culte pour son équilibre rare entre charme, faible poids, conduite cheveux au vent et accessibilité. Sa longévité commerciale de dix-huit ans, exceptionnelle pour un petit roadster, et son bon réseau de pièces en font aujourd'hui une youngtimer très recherchée — surtout dans ses premières versions et les exemplaires bien restaurés, dont les valeurs montent régulièrement. Une anglaise qu'on comprend, qu'on répare et qu'on adore.
Parce qu'elle offre le charme d'une vraie anglaise de collection à petit prix, avec un accès mécanique de rêve. Le capot basculant, le poids plume, la propulsion joueuse et la ligne Michelotti procurent des sensations authentiques dès la basse vitesse — et tout, ou presque, se répare dans son garage. C'est l'une des façons les plus douces d'entrer dans l'univers Triumph sans exploser son budget.
Et parce que la cote monte tranquillement : les Mk1 pures et les belles Mk3 / MkIV restaurées s'apprécient, tandis que la 1500 reste un excellent ticket d'entrée. Le sujet, comme toujours sur ces autos, est la rouille : la Spitfire est réputée corroder en profondeur sous une apparence extérieure correcte. Une belle peinture peut cacher des planchers et des bas de caisse rongés. On l'achète en connaissant ses points faibles — et en la contrôlant sur pont.
Le conseil du connaisseur : une Mk1 pure pour le collectionneur, une Mk3 / MkIV saine et à jour d'overdrive pour rouler avec plaisir. Dans tous les cas, la corrosion des planchers et bas de caisse prime sur tout : mieux vaut une auto un peu moins « fraîche » mais à la structure saine qu'une belle carrosserie posée sur une caisse rongée.
| Moteur | 4-cyl Standard-Triumph OHV longitudinal, 1147 → 1296 → 1493 cm³, carbu SU (Stromberg sur tardives) |
| Puissance | 63 ch (1147, Mk1) · ~75 ch (1296, Mk3) · 71 ch (1500) |
| Couple | ≈ 113 Nm (1500) |
| Transmission | Propulsion, châssis séparé issu de la Herald, train arrière indépendant |
| Boîte | Manuelle 4 rapports, overdrive selon versions et marchés |
| 0 – 100 km/h | ≈ 12,5 s (Mk3 1296) à ≈ 19 s (versions les plus modestes) |
| Vitesse max | ≈ 155-161 km/h selon version |
| Poids | ≈ 711 kg à vide |
| Production | ≈ 314 000 ex. (1962-1980) — 18 ans de carrière |
La cote de la Spitfire se lit d'abord par la version (Mk1 et belles Mk3/MkIV au-dessus, 1500 un peu en retrait), puis par la boîte et l'overdrive, l'origine (européenne généralement plus recherchée que certaines autos US post-1970) et surtout l'état structurel. Une restauration photo-documentée, une corrosion traitée et le matching numbers font toute la différence. Marché France / Europe 2026 :
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Les premières séries Spitfire 4 / Mk1 sont généralement les plus recherchées pour leur pureté de ligne, suivies des très beaux exemplaires de Mk3 et de MkIV bien restaurés. La 1500 est souvent un peu moins cotée, sauf voiture exceptionnelle — mais elle reste plus coupleuse et d'un excellent rapport plaisir/prix.
Elle peut l'être si elle est saine mécaniquement et correctement entretenue : la mécanique est simple et l'accès, grâce au capot basculant, exceptionnel. Mais elle demande une surveillance sérieuse de la corrosion, du refroidissement, de la carburation et de la boîte / overdrive. Une Spitfire suivie est une compagne fidèle ; une négligée, un gouffre de tôlerie.
Les deux visent le même segment de petit roadster anglais bon marché, mais diffèrent techniquement : la Spitfire repose sur un châssis séparé et une base de Triumph Herald, avec une ligne plus basse signée Michelotti et un capot basculant, tandis que la MG Midget suit une autre filiation (coque monocoque dérivée de la Sprite). Question de goût, de silhouette et de sensibilité à la marque.
Parce qu'elle combine un style Michelotti très identifiable, une mécanique simple, un vrai plaisir de conduite cheveux au vent et une communauté active, tout en restant plus accessible que beaucoup de roadsters britanniques de prestige. C'est l'entrée idéale dans le monde Triumph — charme, légèreté et budget maîtrisé.
C'est notre métier sur un modèle où la corrosion structurelle fait toute la différence. On lit le dossier, on fait contrôler planchers, bas de caisse et jonction caisse/châssis sur pont, on teste l'overdrive et le train arrière, et on écarte les restaurations approximatives et les mélanges de pièces. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget et la Mk visée — Mk1 pure ou Mk3/MkIV pour rouler — on part chasser la bonne Spit.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia FR — Triumph Spitfire · Automobile-Sportive — Triumph Spitfire · Motorlegend — saga Triumph Spitfire · Wikipédia EN — Triumph Spitfire.