Un capot interminable dessiné par Giugiaro, un V8 4 arbres à quatre carburateurs Weber, plus de 265 km/h. La grande GT de la jet-set — plus rare qu'une Miura, aussi belle qu'une Daytona, mais avec le raffinement Maserati.
Quand le monde regardait la Miura et la Daytona, un homme dessinait, chez Ghia, l'un des plus beaux coupés de tous les temps. La Ghibli de Giugiaro, c'est un capot infini, un profil de squale, et sous cette carrosserie basse et tendue, un V8 tout alu à quatre arbres à cames et quatre carburateurs Weber. Moins extrême qu'une Miura, plus raffinée qu'une supercar : une limousine de haute vitesse pour la jet-set — et l'une des grandes icônes des GT italiennes.
Présentée au salon de Turin 1966 et commercialisée en 1967, la Ghibli (AM115) naît dans le duel féroce des grands coupés GT italiens, face à la Ferrari 365 GTB/4 Daytona et à la Lamborghini Miura. Dessinée par Giorgetto Giugiaro chez Ghia, elle adopte une silhouette très basse, capot interminable et ligne fastback qui deviendra un archétype. Son nom vient du ghibli, vent tempétueux du désert — dans la tradition Maserati des noms de vents.
Techniquement, elle reste fidèle à l'architecture GT Maserati : V8 avant longitudinal, propulsion, châssis classique, finition plus cossue que ses rivales radicales. Le premier moteur est un V8 4,7 l tout alu à quatre arbres et quatre Weber, ~310-330 ch et 390 Nm, boîte manuelle ZF 5 rapports : plus de 265 km/h et un 0-100 en ~6,5-6,8 s — l'une des GT les plus rapides de son temps.
En 1969, Maserati enrichit la gamme du Spider et surtout de la Ghibli SS, V8 porté à 4,9 l à carter sec, 335 ch et 480 Nm, jusqu'à ~280-285 km/h. La production reste confidentielle : environ 1 149-1 170 coupés et 125 Spider (dont ~45 Spider SS), soit à peine plus de 1 270 exemplaires — d'où son aura de rareté.
La Ghibli devient culte pour son style Giugiaro (l'un des plus beaux coupés jamais dessinés), son positionnement de GT luxueuse et très rapide, et son rôle de sommet de gamme avant l'ère Citroën et la Khamsin qui la remplace en 1974. Le nom sera réutilisé plus tard (Biturbo Ghibli des 90s, berline moderne), mais pour les passionnés, la « vraie » Ghibli reste celle de 1967-1973.
Parce que c'est l'une des plus belles GT italiennes de la grande époque, signée Giugiaro, avec un V8 Maserati au son ample et un raffinement de grand tourisme que les supercars radicales n'ont pas. Posséder une Ghibli, c'est rouler dans une œuvre de design autant que dans une machine de haute vitesse — et dans une pièce d'histoire Maserati.
Et parce que c'est une valeur refuge de collection : la 4,7 l entre déjà haut, tandis que les SS 4,9 et surtout les Spider (rarissimes) atteignent des sommets. À condition d'exiger l'authenticité absolue : matching numbers, carter sec conforme sur les SS, et surtout aucune transformation de coupé en faux Spider.
Le conseil du connaisseur : une 4,7 coupé matching numbers, boîte manuelle, pour l'entrée dans la légende ; une SS 4,9 ou une Spider d'origine pour l'exclusivité maximale. Toujours vérifier le type AM115/S (Spider) ou AM115/49 (SS) contre les registres.
| Moteur | V8 4,7 puis 4,9 l tout alu, 4 arbres à cames, 4 carburateurs Weber (AM115) |
| Puissance | ≈ 310-330 ch (4,7 l) · 335 ch (SS 4,9 l, carter sec) |
| Couple | 390 Nm (4,7 l) · 480 Nm (SS 4,9 l) |
| Transmission | Propulsion arrière, pont rigide |
| Boîte | Manuelle ZF 5 rapports (auto en option sur certaines) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 6,5-6,8 s |
| Vitesse max | ≈ 265 km/h (4,7) · 280-285 km/h (SS 4,9) |
| Poids | ≈ 1 530-1 600 kg |
| Production | ≈ 1 270 exemplaires (1 149-1 170 coupés, 125 Spider) |
En 2026, la cote varie fortement selon la version (4,7 vs SS 4,9, coupé vs Spider), la boîte (manuelle prisée), l'authenticité (matching numbers, pas de faux Spider) et la qualité de restauration :
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La 4.7 est la version d'origine, V8 4,7 l et ~310-330 ch. La SS (dès 1969) reçoit un V8 porté à 4,9 l à carter sec, 335 ch et 480 Nm, pour ~280-285 km/h. La SS est plus performante, plus rare et généralement plus cotée en collection.
Environ 1 270 exemplaires au total : ~1 149-1 170 coupés et 125 Spider, dont une quarantaine de Spider SS. Cette faible production contribue fortement à la rareté et à la valeur actuelle du modèle.
Elle peut l'être si elle est parfaitement restaurée et entretenue par un spécialiste Maserati (V8 : lubrification, refroidissement, carburateurs ; trains roulants). Mais les coûts d'entretien sont élevés et ce n'est pas une voiture quotidienne : la plupart des propriétaires l'utilisent en GT de collection pour des sorties ponctuelles.
En volumes, elle est très rare : à peine plus de 1 270 exemplaires. La Miura a été produite à ~760 unités, la Daytona à ~1 400 coupés. La Ghibli est donc comparable en rareté à ces rivales, souvent un peu moins cotée que la Miura mais proche d'une belle Daytona.
C'est notre métier sur une GT où l'authenticité vaut tout. On inspecte la corrosion structurelle, on fait expertiser le V8 4 arbres (et le carter sec des SS) et les trains, et on vérifie matching numbers, type AM115/S ou /49 et l'absence de faux Spider. Dites-nous sur WhatsApp votre cible (4.7, SS, Spider) et votre budget, on part en chasse.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia (fr/en/it/de) — Maserati Ghibli (AM115) · Site officiel Maserati — Classic Cars : Ghibli (1967) · Automobile-Sportive.com — Maserati Ghibli (1967-1973) · Registres et clubs Maserati Classic.