Un dessin italien de Tom Tjaarda, un V8 Ford Cleveland en position centrale, une boîte ZF et le souffle grave de l'Amérique. La GT à moteur central que même Elvis a possédée — brute, vivante, inimitable.
Prenez le plus beau des mariages contre-nature : une carrosserie italienne dessinée chez Ghia par Tom Tjaarda, basse et tendue, et sous la cloison, un gros V8 Ford Cleveland en position centrale qui gronde comme l'Amérique. La Pantera, c'est la supercar à moteur central que le commun des mortels pouvait entretenir — celle qu'Elvis a possédée, celle qui a du caractère, des défauts et une âme que les GT trop parfaites n'ont pas.
La Pantera naît d'un projet d'Alejandro de Tomaso : offrir une GT à moteur central plus utilisable que la Mangusta, à base mécanique simple et prix plus accessible qu'une supercar européenne pure. Présentée au Salon de New York en 1970, elle entre en production en 1971 et devient le modèle le plus diffusé de la marque — une longue carrière jusqu'en 1992-93, pour environ 7 250 exemplaires.
L'architecture est celle d'une sportive de prestige des seventies : V8 Ford 351 Cleveland 5,8 l en position centrale arrière, propulsion, boîte manuelle ZF 5 rapports, carrosserie Ghia. Cette alliance d'un style italien très bas et d'une mécanique américaine robuste crée une voiture spectaculaire, relativement simple à faire vivre, et instantanément identifiable à sa sonorité de gros V8.
Les premières versions européennes développent ~330 ch SAE brut et ~515 Nm, pour environ 250 km/h et un 0-100 en 5,5-6,0 s. Les Pantera américaines voient leur puissance rabotée par l'antipollution — d'où la préférence pour les spécifications européennes. La lignée se muscle avec la L, la GTS, puis les très larges GT5 et GT5-S des années 80.
L'ultime évolution, la 90 Si du début des années 90, reçoit un V8 Ford 5,0 l à injection et une production minuscule. Culte parce qu'elle condense plusieurs fantasmes — design italien, gros V8 américain, moteur central, image de rock star — la Pantera a été diffusée assez largement pour créer une vraie communauté, sans jamais devenir banale. Son caractère brut, parfois imparfait, fait partie de son charme.
Parce que c'est une supercar à moteur central au tempérament brut, avec la simplicité mécanique d'un V8 américain : pièces moteur accessibles, entretien à la portée d'un bon spécialiste, sonorité inimitable. La Pantera offre la présence et l'expérience d'une exotique 70s sans la fragilité (ni la facture d'entretien) d'un V12 italien.
Et parce que la cote monte régulièrement : une L ou une GTS saine entre dans la fourchette, tandis que les GT5/GT5-S larges et la 90 Si injectée, plus rares, grimpent fort. À condition de viser une caisse saine (la rouille est le vrai ennemi) et une configuration authentique documentée.
Le conseil du connaisseur : une L ou une GTS documentée pour rouler en collection, une GT5-S ou une 90 Si pour la rareté. Priorité absolue : une caisse saine (rouille), un refroidissement fiabilisé et une boîte ZF en bon état.
| Moteur | V8 Ford 351 Cleveland 5,8 l (5 763 cm³) central arrière — 5,0 l injection sur la 90 Si |
| Puissance | ≈ 330 ch SAE brut (Europe) · jusqu'à ~350 ch selon versions · ~305 ch (90 Si) |
| Couple | ≈ 515 Nm (premières versions européennes) |
| Transmission | Propulsion, moteur central arrière |
| Boîte | Manuelle ZF 5 rapports (transaxle) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 5,5 à 6,0 s selon version |
| Vitesse max | ≈ 250 km/h (jusqu'à ~260 km/h selon versions) |
| Poids | ≈ 1 420 kg (variable 1 382-1 600 selon version) |
| Production | ≈ 7 250 exemplaires (1971-1992/93) |
En 2026, la cote dépend fortement de la version, de l'authenticité, de l'état de restauration et de la provenance. La boîte ZF d'origine, un moteur correct, une corrosion limitée et une spécification européenne tirent vers le haut :
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Oui, à condition d'être entretenue correctement et idéalement améliorée sur le refroidissement et l'électricité. Le V8 Ford Cleveland est réputé durable et simple, mais les premières autos italiennes demandent un suivi sérieux — c'est justement leur atout face à une supercar à V12 fragile.
Les premières Pantera européennes sont données autour de 330 ch SAE brut, avec des variantes de ~266 à 350 ch selon l'année et les normes (les versions US antipollution étant plus modestes). La 90 Si injectée développe ~305 ch.
Les sources convergent vers environ 7 250 exemplaires, produits de 1971 à 1992-93 — ce qui en fait l'une des GT à moteur central les plus diffusées de son époque, tout en restant rare aujourd'hui.
Pour une collection roulante, une Pantera L ou GTS bien documentée est le meilleur compromis disponibilité/cote/image. Les GT5, GT5-S et 90 Si sont plus rares et plus chères, pour qui vise la rareté et l'image années 80.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia (fr/en) — De Tomaso Pantera · Automobile-Sportive.com — De Tomaso Pantera · De Tomaso Automobili · Car and Classic — De Tomaso Pantera.