Le grand tourisme cabriolet 4 places à V8 exclusif, dessiné par Michelotti, avec son arceau en T. Superbe et rare — capricieux d'origine, sublime une fois le V8 fiabilisé.
La Stag a longtemps traîné une réputation de « piège de cristal » : magnifique, rare, et réputée bouillir dès qu'on la regarde. C'est injuste — et c'est tout son intérêt. Sous la ligne signée Michelotti, avec son arceau en T caractéristique et son toit ouvert sur quatre places, bat un V8 3,0 L exclusif, monté sur aucun autre modèle du groupe. Oui, ce moteur a des faiblesses historiques. Mais une Stag dont le refroidissement a été modernisé et le V8 correctement révisé devient exactement ce qu'elle aurait toujours dû être : un grand tourisme décapotable au son noble, rare sur nos routes, et incompris par tous ceux qui ne l'ont jamais possédée.
La Triumph Stag naît à la fin des années 60 dans le giron de British Leyland avec un objectif clair : offrir à Triumph un cabriolet 4 places haut de gamme capable de concurrencer la Mercedes-Benz SL sur le marché américain. Présentée aux concessionnaires en 1969, la première voiture commercialisable sort en mars 1970. Le dessin est confié à Giovanni Michelotti, qui imagine ce 2+2 cabriolet à arceau en T (T-bar) et hard-top amovible — l'un des premiers « cabriolets de sécurité », avec arceau intégré et encadrements de portes fixes.
Techniquement, la Stag se distingue par un V8 Triumph spécifique de 2 997 cm³ à deux arbres à cames en tête, alimenté par deux carburateurs Zenith-Stromberg, en position avant longitudinale. Issu de la même famille modulaire que le quatre-cylindres incliné des Dolomite, ce moteur n'équipera aucun autre modèle du groupe — ce qui fait à la fois son caractère unique et la complexité de sa maintenance. La puissance annoncée tourne autour de 145-148 ch pour l'Europe, pour une vitesse de pointe d'environ 190-193 km/h. Propulsion, boîte manuelle 4 rapports à overdrive ou automatique Borg-Warner : la Stag est plus GT que sportive pure.
Produite de 1970 à 1977 à environ 25 900 exemplaires, la Stag connaît pourtant un relatif échec commercial, notamment aux États-Unis, à cause de graves problèmes de fiabilité : surchauffes, corrosion du circuit de refroidissement, joints de culasse et distribution fragiles, souvent aggravés par une mise au point initiale hasardeuse et un entretien inadapté. Cette réputation entache durablement le modèle, au point que beaucoup de Stag seront plus tard converties avec des moteurs Rover V8 ou d'autres blocs — au grand dam des puristes.
Paradoxalement, c'est cette combinaison de style très personnel, de V8 exclusif et de mauvaise réputation qui a fait de la Stag un vrai collector. Dès la fin de sa carrière, certains passionnés comprennent que le V8 peut être fiabilisé par des améliorations ciblées (refroidissement, qualité des pièces, réglages) et conservent soigneusement leurs autos. Aujourd'hui, une forte proportion des survivantes roule encore avec son moteur Triumph d'origine, et la Stag est recherchée pour son ambiance GT décapotable unique, sa sonorité de V8 à la fois noble et discrète, et son image très seventies.
Parce qu'elle offre une expérience GT décapotable que rien d'autre ne reproduit à ce prix : quatre places, un V8 exclusif au timbre feutré (ni Rover, ni tonitruant à l'américaine), l'arceau en T signé Michelotti et une rareté réelle sur nos routes. C'est une auto à part, glamour et incomprise, qui récompense le propriétaire impliqué autant par le plaisir de rouler capote baissée que par la satisfaction de l'avoir fiabilisée de ses mains.
Et parce qu'elle reste légèrement sous-cotée au regard de son exclusivité : une Mercedes SL de l'époque coûte bien plus cher. Le sujet est double — la santé du V8 (refroidissement modernisé, joints, distribution) et l'authenticité (moteur Triumph d'origine, non converti). Une Stag à V8 Triumph bien fiabilisé vaut nettement plus qu'une convertie au Rover, à état égal. On l'achète en connaissant son dossier de fiabilisation par cœur.
Le conseil du connaisseur : privilégier une Stag à V8 Triumph d'origine, refroidissement modernisé (radiateur alu, pompe à eau à jour, bon liquide), boîte manuelle overdrive et hard-top présent. Une conversion Rover peut rassurer à l'usage, mais elle sacrifie l'âme et la valeur patrimoniale de l'auto. Sur une Stag, l'authenticité du moteur pèse 20 à 30 % du prix.
| Moteur | V8 Triumph 2 997 cm³, 2 arbres à cames en tête, 2 carbu Zenith-Stromberg, avant longitudinal |
| Puissance | ≈ 145-148 ch DIN (Europe) · ≈ 127 ch SAE (US) |
| Couple | ≈ 224 Nm à 3 500 tr/min |
| Transmission | Propulsion, pont arrière rigide |
| Boîte | Manuelle 4 rapports + overdrive (3e et 4e) · auto Borg-Warner 3 rapports |
| 0 – 100 km/h | ≈ 10-11 s (caractère GT) |
| Vitesse max | ≈ 190-193 km/h |
| Poids | ≈ 1 270 kg à vide |
| Production | ≈ 25 900 ex. (1970-1977) — V8 propre à la Stag |
La Stag reste légèrement sous-cotée au regard de son exclusivité. Le prix se joue surtout sur la présence du V8 Triumph d'origine (une non convertie vaut souvent 20-30 % de plus), le type de boîte (manuelle overdrive au-dessus de l'automatique), l'état de la carrosserie (corrosion très coûteuse), la qualité des fiabilisations et le niveau d'authenticité (teinte d'époque, intérieur conforme, hard-top présent). Marché France / Europe 2026 :
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D'origine et mal entretenue, la Stag a une réputation de fiabilité médiocre, surtout à cause de son V8 sujet à la surchauffe et aux joints. Mais une voiture dont le circuit de refroidissement a été modernisé, le moteur correctement révisé (distribution, joints, pompe à eau, radiateur) et l'électricité fiabilisée devient une GT tout à fait utilisable pour des sorties régulières — à condition de respecter des intervalles serrés et de surveiller les températures par forte chaleur.
Sur le plan pratique, une Stag convertie en Rover V8 offre souvent une meilleure fiabilité et une maintenance plus simple. Mais en collection, l'authenticité prime : les Stag conservant leur V8 Triumph d'origine se cotent généralement 20-30 % plus cher, à état comparable. Il faut arbitrer entre facilité d'usage et valeur patrimoniale — et beaucoup de puristes ne jurent que par le bloc d'origine bien fiabilisé.
Triumph n'a jamais officiellement utilisé les suffixes Mk1 / Mk2 : ce sont les propriétaires qui distinguent les premières séries (1970 – mars 1973) des versions ultérieures (1973-1977). Les « Mk2 » regroupent des améliorations progressives de fiabilité et d'équipement (refroidissement, matériaux, garnitures), souvent préférées en usage réel, tandis que les Mk1 sont jugées les plus pures esthétiquement.
Historiquement, la Stag a été conçue pour concurrencer la Mercedes SL sur le marché américain, avec 4 places et un V8 raffiné. En collection, elle offre une ambiance GT britannique très différente : plus baroque, plus rare, plus capricieuse — mais nettement plus abordable à l'achat. La SL reste plus fiable et mieux dotée en réseau de pièces ; la Stag demande un propriétaire impliqué, mais récompense par le style et l'exclusivité.
C'est notre métier sur un modèle où tout se joue sur le V8 et l'authenticité. On lit le dossier, on vérifie que le moteur est bien le V8 Triumph d'origine et que le refroidissement a été modernisé, on fait contrôler la caisse et l'arceau en T sur pont, on trie les conversions et les fiabilisations bâclées, et on s'assure de la présence du hard-top. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget et vos critères — moteur d'origine, boîte manuelle overdrive — on part chasser la bonne Stag.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Caradisiac — Triumph Stag (1970-1977) · Wikipédia FR — Triumph Stag · Triumph Club de France — fiche modèle Triumph Stag · Motorlegend — Triumph Stag (saga Triumph).