Le personal luxury coupe dans sa forme la plus pure. Un dessin de Mitchell né d'un projet Cadillac avorté, sans montant central, puis le fameux « boat tail » : l'americana raffinée pour qui trouve la Cadillac trop bavarde.
Regardez-la de profil : un long capot, un arrière tronqué, aucun montant central, une tension dans le trait que peu de coupés américains ont atteinte. La Riviera première génération est née d'un projet Cadillac avorté, récupéré par Buick et sublimé sous le crayon de Bill Mitchell — l'homme qui voulait un coupé aussi élégant qu'une Ferrari mais aussi américain qu'un dry martini. C'est le personal luxury coupe dans sa forme la plus pure : pour l'esthète qui trouve la Cadillac trop bavarde et l'Impala trop commune, et qui préfère la présence à l'esbroufe.
La Riviera apparaît en 1963 comme la réponse de GM à la Ford Thunderbird quatre places : un coupé de luxe « personal », alternative raffinée aux muscle cars. Issue d'un projet de coupé Cadillac abandonné, elle est finalement badgée Buick pour incarner un haut de gamme stylé mais moins ostentatoire. La première génération (1963-1965) adopte une ligne tendue, sans montant central (hardtop), souvent citée comme l'un des plus beaux coupés américains des sixties. 112 544 exemplaires en trois ans installent durablement le nom.
Sous la carrosserie, le schéma américain classique : V8 longitudinal, propulsion, dans une philosophie de confort et de couple abondant. La première génération reçoit le V8 « Nailhead » 401 ci (6,6 L), puis en option un 425 ci (7,0 L), associé aux boîtes Dynaflow puis Turbo-Hydramatic — des performances solides pour un grand coupé de luxe (0-60 mph en ~8 s). La Riviera est aussi un laboratoire technologique GM : elle adopte tôt les freins à disque et, plus tard, des interfaces numériques audacieuses.
L'autre sommet, c'est le « boat tail » (1971-1973) : un arrière en pointe, en queue de bateau, inspiré des Corvette C3 et des runabouts de course, avec un vitrage arrière enveloppant. V8 de grosse cylindrée (jusqu'à 455 ci), présence visuelle spectaculaire, seventies assumées — un dessin si radical qu'il divise encore, et qu'on adore ou déteste. Entre les deux, les générations mid-70s s'alourdissent sous les normes antipollution ; à partir de 1979, la Riviera bascule sur une plateforme traction avant et perd la noblesse de la propulsion.
Après un long déclin du segment des grands coupés de luxe, la Riviera s'éteint discrètement après une courte année-modèle 1999 — environ 1,127 million d'exemplaires produits en 36 ans. Aujourd'hui, ce sont les 1963-1965 et le boat tail qui figurent parmi les youngtimers US les plus recherchés en Europe : pour leur style unique, leur confort et cette image d'« américain raffiné » qui distingue leur propriétaire des amateurs de Mustang et de Camaro.
Parce que c'est le grand coupé américain le plus stylé sans être ostentatoire : les lignes tendues de la 63-65 ou le spectacle du boat tail, le velouté d'un gros V8 Nailhead au ralenti, l'habitacle cossu à sellerie large. La Riviera offre la présence d'une américaine de luxe avec une distinction qui la sépare des muscle cars et des Cadillac — exactement ce que recherche l'esthète.
Et parce que la cote des belles générations tient bon : une 63-65 ou un boat tail matching numbers, couleurs d'époque et historique limpide, ne se déprécie pas. À condition d'en trouver un sain : pas de corrosion structurelle cachée, pas de V8 fatigué, pas de préparation custom/lowrider qui dénature la ligne et complique l'homologation.
Le conseil du connaisseur : une 63-65 hardtop ou un boat tail matching numbers, chromes préservés, intérieur d'origine et couleur d'époque désirable, prime largement sur les générations FWD 80-90 (bien moins cotées) ou sur une base custom/lowrider dénaturée.
| Moteur | V8 Buick « Nailhead » 401 ci (6,6 L) puis 425 ci (7,0 L) sur la 1re génération · jusqu'à 455 ci sur le boat tail |
| Puissance | ≈ 325 ch (401 ci de 1963) · jusqu'à ≈ 360 ch (425 ci haute performance) |
| Couple | couple très élevé typique des gros V8 US (de l'ordre de 600-650 Nm sur les 7,0-7,5 L) |
| Transmission | Propulsion (1963-1978), pont arrière rigide · traction avant à partir de 1979 |
| Boîte | Automatique Dynaflow puis Turbo-Hydramatic 3 rapports (manuelle quasi inexistante) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 8-9 s (1re génération) |
| Vitesse max | ≈ 185-190 km/h (V8 6,6 L des années 60) |
| Poids | ≈ 1 800-1 900 kg (1re génération), plus de 2 tonnes sur certaines années 70 |
| Production | ≈ 112 544 exemplaires (1re génération 1963-1965) · ≈ 1 127 000 au total (1963-1999) |
La cote se joue sur la génération (les 63-65 et boat tail commandent une forte prime, les FWD 80-90 restent bien moins recherchées), l'état de la carrosserie (rouille, qualité de peinture), la santé du V8 et de la boîte, l'authenticité (intérieur d'origine, absence de modifications lourdes) et l'origine. Marché France / Europe 2026 :
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La Riviera 1963 est lancée avec un V8 Buick « Nailhead » de 401 ci (6,6 L) développant environ 325 ch SAE, associé à une boîte automatique Dynaflow (puis Turbo-Hydramatic). Un V8 425 ci (7,0 L) plus puissant devient rapidement disponible en option, pour ceux qui veulent plus de tempérament sous le long capot.
Les Riviera 1971-1973 sont surnommées « boat tail » en raison de leur arrière très effilé et pointu, inspiré des bateaux de course et de la Corvette C3, avec un vitrage arrière enveloppant. C'est l'un des designs américains les plus spectaculaires et les plus clivants des seventies — les générations 1963-1965, elles, ont une ligne plus rectiligne et tendue.
Les Riviera de 1963 à la fin des années 70 sont des propulsions, avec V8 longitudinal et pont arrière. À partir de la génération 1979, la Riviera passe sur une plateforme traction avant, évolution conservée jusqu'à l'arrêt du modèle en 1999. Les puristes privilégient nettement les propulsions, plus nobles et plus recherchées.
Oui, surtout les premières générations et les boat tail, appréciées pour leur style et leur confort. Il faut cependant composer avec l'encombrement, la consommation du V8 et la disponibilité des pièces spécifiques. Une bonne préparation (refroidissement, freinage, pneus) et un historique clair sont essentiels pour en profiter sereinement de ce côté de l'Atlantique.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Buick Riviera · Guideautoweb — Buick Riviera · Vintage Car Chronicles — Buick Riviera : Luxe et Performance · Motor Trend / Road & Track (archives Riviera 1re génération).