La troisième sœur du trio Mark II. Velours, boiseries et un 1JZ prêt à glisser — la berline JDM que personne ne connaît, et que les initiés s'arrachent.
C'est la sœur dont personne ne parle. Quand on cite le trio de berlines à propulsion qui a bâti la scène drift japonaise, on retient le Mark II et le Chaser — et on oublie la Cresta, la plus cossue, la plus discrète, celle qui cachait sous ses boiseries et son velours la même mécanique JZ. Rouler en Cresta, c'est appartenir au cercle des vrais connaisseurs.
Lancée en 1980, la Cresta est pensée dès l'origine comme la déclinaison haut de gamme du Mark II. Là où le Chaser joue la carte sportive, la Cresta mise sur l'équipement riche, l'habitacle cossu et un positionnement de prestige, distribuée dans le réseau Toyota Vista Store. C'est la berline du cadre japonais qui veut le statut sans passer au gabarit ni au tarif d'une Crown — un modèle réservé au seul marché domestique, jamais officiellement exporté.
Techniquement, c'est une propulsion 4 portes bâtie sur la fameuse plateforme X (X50 à X100), partagée avec le Mark II, le Chaser et la Cressida d'export. La gamme moteur suit toute l'évolution Toyota : des six cylindres en ligne de la famille 1G sur les premières générations, jusqu'aux 1JZ-GE, 1JZ-GTE et 2JZ-GE de 2,5 et 3,0 litres sur les X90/X100. Cette parenté avec la Supra et le Chaser Tourer V fait de la Cresta un terrain de jeu idéal : les pièces s'échangent, les swaps se font, la base est ultra-rigide.
Le statut culte vient de là. Les X90 et X100 à moteur JZ offrent un châssis rigide, une suspension arrière sophistiquée et une propulsion souple — le triptyque parfait pour le drift et le style VIP. En parallèle, les premières générations bi-ton, en velours et boiseries synthétiques, sont devenues des youngtimers de salon très recherchés. En 2001, Toyota fusionne les lignées Cresta et Chaser dans la Verossa, qui ne prendra jamais — un échec qui referme l'ère des berlines à propulsion domestiques et consacre, a posteriori, le statut d'icône de la Cresta.
Parce que c'est la plus rare et la plus discrète du trio JZ. Elle offre exactement la même mécanique légendaire qu'un Chaser Tourer V — propulsion, six cylindres en ligne, potentiel de prépa infini — mais avec une aura d'initié que les modèles plus connus n'ont plus. En rassemblement, une belle Cresta attire davantage de regards de connaisseurs qu'une énième Skyline.
Et parce qu'une X100 saine, 1JZ, boîte manuelle, bi-ton d'origine et non massacrée par le drift, est un placement en pleine ascension — à condition d'en trouver une propre. C'est tout l'enjeu sur ce modèle : la plupart des exemplaires ont vécu, ont été charcutés ou rongés par la rouille. La bonne Cresta se mérite.





Le conseil du connaisseur : une X100 six cylindres JZ, propulsion, boîte manuelle, bi-ton ou teinte sobre d'origine, non défigurée par une prépa drift bricolée — c'est la config qui prend de la valeur.
| Moteur | 6 cyl. en ligne — 1G-FE 2,0 L, 1JZ-GE/GTE 2,5 L, 2JZ-GE 3,0 L (X90/X100) |
| Puissance | ≈ 110 ch (1G-EU) à ≈ 200 ch (2JZ-GE atmosphérique) |
| Couple | ≈ 200 à ≈ 300 Nm selon motorisation |
| Transmission | Propulsion (RWD), rares variantes AWD |
| Boîte | Manuelle 5 rapports ou automatique 4 rapports |
| 0 – 100 km/h | ≈ 8 – 9 s (versions 2,5 / 3,0 L atmo) |
| Vitesse max | ≈ 200 km/h (bridée sur le marché JDM) |
| Poids | ≈ 1 300 – 1 500 kg selon génération |
| Production | 5 générations, 1980 – 2001 (JDM only) |
En France, la Cresta reste un import JDM rare : la cote dépend énormément de la génération, de la motorisation et de l'état de la coque (imports souvent corrodés). La boîte manuelle, les moteurs JZ, un bi-ton d'origine non repeint et un historique japonais transparent tirent les prix vers le haut ; un diesel, une automatique fatiguée ou une prépa grossière les font chuter :
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Une berline de classe moyenne supérieure produite uniquement pour le Japon de 1980 à 2001, sur la même plateforme X que les Toyota Mark II, Chaser et Cressida. C'est la déclinaison la plus luxueuse de la famille, distribuée dans le réseau Vista Store, à mi-chemin entre la populaire Corona et la statutaire Crown.
Oui, très majoritairement : moteur avant longitudinal, roues arrière motrices, boîte manuelle 5 ou automatique 4 rapports. Quelques versions ont reçu une transmission intégrale (AWD), mais le schéma propulsion domine — c'est ce qui en fait une base de drift appréciée.
Les six cylindres en ligne 1JZ-GE/GTE et 2JZ-GE des générations X90/X100 : fiables, coupleux et infiniment préparables, ils partagent leur ADN avec la Supra et le Chaser Tourer V. Les blocs 1G plus anciens séduisent surtout les amateurs de youngtimers 80s pour leur authenticité.
Non. La Cressida est l'export du Mark II ; la Cresta est un modèle domestique premium spécifique, plus richement équipé et jamais commercialisé officiellement hors du Japon. Elles partagent la plateforme, pas la carrosserie ni le positionnement.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Toyota Cresta · JDMBuySell — Toyota Cresta: The Ultimate Guide · CarsWeek — histoire et générations Toyota Cresta.