L'emblème de la bulle japonaise : le « Cima phenomenon », le V6 turbo puis le V8, la berline VIP au sommet de la gamme Nissan.
Son nom veut dire « sommet » en espagnol, et tout est là. La Cima est la grande berline de luxe née au faîte de la bulle économique japonaise : hardtop sans montant, V6 turbo puis V8, velours et gadgets à profusion. Un objet de statut discret, l'anti-Mercedes très japonaise — et l'une des bases fondatrices de toute la culture VIP. Rare hors du Japon, culte pour qui en connaît les codes.
La Cima apparaît en 1988 comme grande berline de luxe réservée au marché japonais, dérivée des Cedric / Gloria mais allongée, positionnée au sommet de la gamme face à la Toyota Crown Royal Saloon / Majesta et, indirectement, aux allemandes haut de gamme. Placée juste sous la President plus protocolaire, elle en est la version « driver's car », plus moderne et moins guindée.
La première génération Y31 (1988-1991), à moteur avant et propulsion, embarque les V6 VG30DE (200 ch) et VG30DET turbo (255 ch). Son succès est tel qu'il donne naissance au « Cima phenomenon » : ~36 400 ventes la première année, près de 129 000 sur la génération — un symbole de la frénésie de consommation de l'époque. Les Y32 et Y33 passent ensuite au V8 (VH41DE puis variantes VK) et aux suspensions actives, la Y33 étant exportée sous badge Infiniti Q45.
La Cima ne cesse d'accumuler la technologie : selleries cuir raffinées, clim et audio sophistiqués, suspensions pilotées, puis aides à la conduite avancées. La Y33 devient même la première Nissan à recevoir un régulateur de vitesse adaptatif laser. La F50 (2001-2010) apporte le V8 VK45DD à injection directe et, en option, la transmission intégrale ATTESA E-TS. Nissan arrête la Cima thermique en 2010 — mais pour le collectionneur, ce sont les Y31 à F50 qui incarnent à la fois l'extravagance de la bulle, la naissance de la mode VIP et l'ultime berline V8 de luxe traditionnelle de la marque.
Parce que c'est une capsule temporelle de la bulle japonaise : rouler en Cima, c'est goûter au luxe ostentatoire de la fin des années 80, un V6 turbo ou un V8 d'une douceur feutrée, un hardtop sans montant et une présence tranquille que les allemandes de l'époque n'ont pas. Un statut discret, réservé à ceux qui en connaissent l'histoire.
Et parce que c'est l'une des bases VIP les plus légitimes qui soient : silhouette imposante, propulsion, intérieur cossu et suspension facile à modifier. À condition de viser un exemplaire complet et sain — sur ces berlines gorgées d'électronique et de suspensions pilotées, c'est l'état des équipements, autant que la mécanique, qui fait la valeur.



Le conseil de l'amateur : pour le pur esprit bubble era, une Y31 VG30DET turbo saine et complète reste le graal ; pour un usage plus quotidien, une Y33 V8 documentée offre le meilleur compromis luxe / fiabilité.
| Moteur | V6 VG30DET 3,0 L turbo (Y31) · V8 VH41DE puis VK45DD 4,1 / 4,5 L (Y32 → F50) · moteur avant longitudinal |
| Puissance | 255 ch (VG30DET turbo) · jusqu'à ≈ 280 ch (V8 4,5 L F50, plafond volontaire japonais) |
| Couple | ≈ 343 Nm (VG30DET) · ≈ 400 Nm (V8 4,1 / 4,5 L) |
| Transmission | Propulsion arrière ; intégrale ATTESA E-TS disponible sur F50 |
| Boîte | Automatique 4 rapports (premières générations) puis 5 rapports |
| 0 – 100 km/h | ≈ 8,0–8,5 s (Y31 VG30DET) |
| Vitesse max | ≈ 180 km/h (limitation volontaire japonaise) |
| Poids | ≈ 1 640 kg (Y31 VG30DE) · ≈ 1 700–1 800 kg (générations V8) |
| Production | 1988 – 2010 (Y31 · Y32 · Y33 · F50 ; hybride HGY51 jusqu'en 2022, hors périmètre) |
En Europe, la Cima reste très rare et essentiellement importée du Japon. La cote se joue sur la génération, la motorisation (VG30DET turbo et V8 rares d'origine les plus prisés), les options hautes (régulateur laser, suspension active VIP), l'état structurel et électronique, et l'origine (import frais, historique complet des inspections Shaken) :
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C'est le succès spectaculaire de la première génération Y31 à la fin des années 80 : environ 36 400 exemplaires vendus la première année et près de 129 000 sur l'ensemble de la génération. La Cima est devenue un symbole de la bulle économique japonaise et de la consommation ostentatoire de l'époque.
Elles partagent des bases communes sur la génération Y33 : cette Cima a été adaptée pour l'export et commercialisée sous le nom Infiniti Q45 sur certains marchés, avec des ajustements de design et d'équipement. Elles ne sont pas strictement identiques, mais appartiennent à la même famille technique.
Oui. La troisième génération Y33 (fin des années 90) est la première Nissan à proposer un régulateur de vitesse adaptatif à technologie laser — un jalon dans l'histoire des aides à la conduite de la marque, très en avance pour une berline de luxe de l'époque.
Oui, c'est l'une des bases VIP classiques au Japon : silhouette imposante, propulsion, intérieurs luxueux et suspension aisément modifiable. Les Y31 et Y33 en particulier sont recherchées pour leurs lignes et leur présence, et les motorisations VG30DET ou V8 supportent bien des modifications raisonnables.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipedia — Nissan Cima · JDMBuySell — Nissan Cima: The Ultimate Guide · HandWiki — Nissan Cima (engineering) · LeBlogAuto — La Nissan Cima tire sa révérence.