Le poster de toute une génération. Première Lamborghini de série à franchir les 320 km/h, dernier grand V12 atmosphérique à commande manuelle en grille. Le diable qui a fait le pont entre la Countach et l'ère moderne.
Il y a des voitures qu'on a connues punaisées au mur avant de les connaître au volant. La Diablo, c'est LE poster des années 90 : une cale de béton posée sur roues, un V12 atmosphérique central arrière, une commande de boîte en grille métallique, et la première Lamborghini de série à franchir les 320 km/h. Héritière de la Countach, annonciatrice de l'ère moderne, elle est le diable qui a fait basculer Lamborghini dans le futur — sans rien perdre de sa brutalité.
La Diablo naît du projet P132 lancé en 1985 pour remplacer la Countach. Présentée le 21 janvier 1990 au Sporting de Monte-Carlo, elle incarne la nouvelle ère : lignes plus fluides, meilleur confort, mais toujours un V12 brutal en position centrale arrière. Son nom, emprunté à un taureau de combat, annonce le ton — elle devient d'emblée la voiture de série la plus rapide du monde, devant la Ferrari F40 et la Porsche 959.
Techniquement : châssis et carrosserie principalement en aluminium, V12 à 60° longitudinal central dérivé de la Countach Quattrovalvole. La première série développe 492 ch et ~580 Nm sur 5,7 l, propulsion, boîte manuelle 5 rapports. Les performances sont spectaculaires : 0-100 en ~4,1-4,5 s et 325 km/h en pointe.
La lignée se structure au fil des versions : VT à quatre roues motrices dès 1993 (première super sportive V12 Lamborghini à transmission intégrale), SE30 et SE30 Jota plus radicales, SV propulsion plus accessible, Roadster, puis les très abouties GT et 6.0 VT en fin de vie. Le restylage de Luc Donckerwolke (1998) et le passage sous Audi apportent finition et fiabilité.
En 1999, la GT reçoit un V12 porté à 6,0 l et 575 ch (0-100 en 3,9 s, 340 km/h) — synthèse ultime de la Diablo la plus sauvage. Produite de 1990 à 2001 à environ 2 900 exemplaires, elle est considérée comme la « première Lamborghini moderne » : l'ADN extrême des seventies avec une utilisation plus civilisée. Position charnière, vitesse record, présence massive dans la culture pop : un youngtimer culte et une vraie voiture de collection.
Parce que c'est l'une des dernières grandes supercars analogiques : un V12 atmosphérique central, une boîte manuelle en grille, aucun filtre électronique entre toi et la machine. Rouler en Diablo, c'est vivre le fantasme brut des 90s — la dramaturgie mécanique que les hypercars modernes ont perdue.
Et parce que c'est un actif patrimonial en pleine ascension : la 5,7 l entre la fourchette, tandis que les SE30 Jota, GT et 6.0 VT rarissimes s'envolent. À condition d'exiger l'historique complet, le matching numbers et un entretien suivi chez spécialiste — sur une Diablo, un dossier limpide vaut de l'or.
Le conseil du connaisseur : une 6.0 VT pour rouler serein (la plus aboutie), une GT ou une SE30 Jota pour la collection pure. Toujours : boîte manuelle d'origine, historique et factures détaillées, aucune modification lourde.
| Moteur | V12 à 60° longitudinal central arrière — 5,7 l (5 707 cm³) puis 6,0 l (GT / 6.0 VT) |
| Puissance | 492 ch (base) · 550 ch (6.0 VT) · 575 ch (GT) |
| Couple | ≈ 580 Nm (5,7 l) · jusqu'à 630 Nm (GT 6,0 l) |
| Transmission | Propulsion (base, SV) ou intégrale (VT, 6.0 VT) |
| Boîte | Manuelle 5 rapports, commande en grille |
| 0 – 100 km/h | ≈ 4,1-4,5 s (base) · 3,9 s (GT) |
| Vitesse max | 325 km/h (base) · 340 km/h (GT) |
| Poids | ≈ 1 600 kg à vide (base) |
| Production | ≈ 2 900 exemplaires (1990-2001) |
En 2026, la cote se joue sur la version (SE30/GT/6.0 en haut, 5,7 l en bas), le kilométrage, l'état cosmétique et surtout l'historique (matching numbers, factures, entretien spécialiste). La boîte manuelle d'origine et l'absence de modifications sont déterminantes :
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Oui, à son lancement en 1990 : les premières Diablo revendiquent 325 km/h, ce qui les place devant la Ferrari F40 et la Porsche 959. C'est aussi la première Lamborghini de série à dépasser les 200 mph.
Un V12 à 60° central arrière dérivé de la Countach : 5,7 l et 492 ch sur les premières, jusqu'à 6,0 l sur les dernières (≈550 ch pour la 6.0 VT, 575 ch pour la GT), avec un couple pouvant atteindre 630 Nm.
La Diablo de base et la SV sont des propulsions ; les versions VT (dont la 6.0 VT) sont à quatre roues motrices. La VT de 1993 est d'ailleurs la première super sportive V12 intégrale de Lamborghini.
Parce qu'elle combine un V12 extrême et l'architecture centrale typique de la marque avec une utilisation plus civilisée, une meilleure ergonomie, des versions intégrales, et en fin de carrière des améliorations de finition et de fiabilité liées à Audi — tout en restant une supercar radicale.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia (fr) — Lamborghini Diablo · Lamborghini.com — Histoire / Diablo · Automobile-Sportive.com — Guide occasion Lamborghini Diablo · Motorlegend — Saga Lamborghini Diablo.