Une citadine tall-boy qui cache un scooter dans son coffre, un cabriolet Pininfarina et une Turbo II de 110 ch : la hot-hatch japonaise avant l'heure.
Une citadine haute sur pattes qui cache un scooter pliable dans son coffre, un cabriolet signé Pininfarina, et surtout une Turbo II de 110 ch qui inventa la hot-hatch japonaise avant tout le monde. La Honda City — vendue Jazz en Europe — est l'une des idées les plus folles et les plus attachantes des années 80.
Lancée en novembre 1981 pour le marché japonais (codes AA puis FA), la Honda City est vendue en Europe sous le nom Honda Jazz — le nom « City » étant déjà pris par Opel. Honda vise une réponse moderne à la congestion urbaine : une micro-citadine d'environ 3,38 m au concept « tall-boy » (hauteur importante, assise très droite) offrant un espace aux jambes digne de voitures bien plus grandes.
Techniquement, c'est une traction avant à moteur transversal, animée par un quatre-cylindres ER de 1 231 cm³ à technologie CVCC-II. Les versions atmosphériques E, U et R développent 63 à 67 ch, en boîte manuelle 4 ou 5 rapports. Mais l'innovation emblématique reste le Motocompo : un scooter 50 cm³ pliable conçu pour se loger dans le coffre de la City, transformant la voiture en solution de mobilité multimodale — un concept high-tech et ludique très en avance sur son temps.
En septembre 1982, Honda crée la City Turbo (code FA), véritable hot-hatch avant l'heure : le bloc ER reçoit un turbo et développe 100 ch et 147 Nm, puis 110 ch et 160 Nm sur la Turbo II. De quoi abattre le 0-100 km/h en 8,6 s et frôler les 180 km/h — des chiffres étonnants pour une citadine de cette taille — avec un habillage élargi et agressif. La première génération est produite jusqu'en 1986 ; ce sont ces modèles 1981-1986 (Jazz, City Turbo/Turbo II, Cabriolet Pininfarina, City + Motocompo) qui forment aujourd'hui le socle de la cote de collection et l'aura JDM du modèle.
Parce que c'est un objet d'ingénierie ludique qui raconte une autre histoire qu'une GTI classique : le tall-boy, le Motocompo, la Turbo II, le cabriolet Pininfarina… autant de portes d'entrée dans la culture JDM early 80s pour qui aime les voitures pleines d'idées plutôt que les fiches techniques.
Et parce qu'une City Turbo/Turbo II complète et d'origine, sans rouille perforante, ou un duo City + Motocompo aux coloris cohérents, est une pièce de niche à la valeur solide. À l'inverse d'une City lourdement tunée, un exemplaire stock ou period-correct reste le plus désirable — et le plus difficile à trouver sain.





Le conseil du connaisseur : une Turbo II complète et d'origine, ou un duo Motocompo aux coloris assortis, prime toujours — et on se méfie des Turbo dont les pièces spécifiques manquantes ont été remplacées par des éléments de Jazz standard.
| Moteur | ER — 4 cylindres 1 231 cm³ CVCC-II (turbo sur City Turbo / Turbo II) |
| Puissance | 63–67 ch (atmo) · 100 ch (Turbo) · 110 ch (Turbo II) |
| Couple | 147 Nm (Turbo) · 160 Nm (Turbo II) à 3 000 tr/min |
| Transmission | Traction avant, boîte manuelle 4/5 ou automatique |
| 0 – 100 km/h | ≈ 13 s (atmo) · 8,6 s (City Turbo) |
| Vitesse max | ≈ 179 km/h (City Turbo) |
| Poids | ≈ 700–800 kg selon version |
| Production | 1re génération : 1981–1986 |
| Particularité | Motocompo (scooter 50 cm³ pliable) · Cabriolet Pininfarina |
Sur le marché français en 2026, une City/Jazz atmosphérique roulante mais avec défauts cosmétiques se trouve autour de 4 000-5 000 €, un bel exemplaire sain autour de 7 000-9 000 €. Les versions rares — City Turbo, Turbo II, Cabriolet Pininfarina — franchissent souvent 10 000 €, et un Turbo très propre à historique limpide, proche de l'origine, éventuellement avec Motocompo, peut atteindre 15 000-18 000 € sur ce marché de niche. La version, le type de boîte (manuelle recherchée), l'origine, l'état structurel (rouille) et la présence des pièces spécifiques font tout le prix :
Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.
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Oui. La première génération de Honda City (code AA) est commercialisée au Japon sous le nom City, mais exportée en Europe sous le nom Honda Jazz, « City » étant déjà utilisé par Opel. Techniquement, ce sont les mêmes voitures : moteur ER 1,2 l et carrosserie tall-boy 3 portes.
La City Turbo reprend le quatre-cylindres ER 1 231 cm³ CVCC-II de la City atmosphérique, mais turbocompressé : 100 ch à 5 500 tr/min et 147 Nm pour la Turbo, 110 ch et 160 Nm pour la Turbo II. De quoi réaliser le 0-100 en 8,6 s et atteindre ~179 km/h — exceptionnel pour une citadine de l'époque.
Le Motocompo est un mini-scooter Honda de 50 cm³, pliable, conçu pour se ranger dans le petit coffre de la City. L'ensemble permettait de combiner déplacement automobile et mobilité individuelle en ville ; le duo City + Motocompo cohérent est aujourd'hui très recherché en collection.
Non. La City est plus grande et plus puissante qu'une kei car : elle se situe dans le segment des petites citadines (segment A) malgré ses dimensions très compactes. À ne pas confondre avec les Beat, Cappuccino ou AZ-1, qui respectent le cadre kei.
Volontiers, et c'est un modèle où le tri fait toute la différence : on vérifie la complétude d'une Turbo/Turbo II (pièces de carrosserie et turbo d'origine), la cohérence d'un duo City + Motocompo, l'état structurel et la sellerie d'époque. Écrivez-nous sur WhatsApp si vous visez une Turbo II, un Cabriolet Pininfarina ou une City + Motocompo.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Japanesenostalgiccar.com — Remembering the Honda City · Carjager — Honda City : une Twingo avant l'heure · Wikipedia — Honda City (AA) · Klassiekerweb — Honda City.