Celle qui a tout changé : cinq soupapes par cylindre, 380 ch atmo à 8 250 tr/min, châssis à fond plat et la première boîte F1 de l'histoire Ferrari. Le chef-d'œuvre qui a lavé l'affront de la 348.
Après la 348 mal-aimée, Maranello devait frapper fort. Elle a livré un chef-d'œuvre. La F355, c'est cinq soupapes par cylindre — une première mondiale sur une Ferrari de route — un V8 3,5 qui monte comme une turbine jusqu'à plus de 8 000 tr/min, un châssis à fond plat étudié en soufflerie, et cette sonorité que toute une génération a d'abord entendue sur une borne Sega avant de la chercher en vrai. C'est la dernière 'petite' Ferrari au dessin classique Pininfarina — et la première à goûter la boîte F1. Le point de bascule de l'histoire moderne de la marque.
Dévoilée le 24 mai 1994, la F355 prend la relève de la 348 et hérite de sa base technique — mais profondément revue pour effacer l'image délicate de sa devancière. Pininfarina affûte la ligne, les ingénieurs retravaillent l'aérodynamique (fond plat, extracteurs directement issus des travaux en F1), le châssis et la mise au point. Le résultat est une berlinette V8 enfin homogène, exploitable au quotidien et redoutable — le grand écart que la 348 n'avait jamais tout à fait réussi.
Le nom dit tout : 3,5 litres et 5 soupapes par cylindre. Le V8 F129 de 3 496 cm³, longitudinal central arrière, reçoit 40 soupapes, une gestion Bosch Motronic et un travail obsessionnel sur la perméabilité des conduits. Verdict : 380 ch à 8 250 tr/min, une puissance spécifique record pour un atmosphérique de l'époque, un couple d'environ 360 Nm, le 0-100 en 4,7 s et près de 295 km/h. Sur la route, c'est la montée en régime rageuse jusqu'au rupteur qui définit l'auto — le chant du V8 à cinq soupapes est sa signature.
La F355 marque aussi un tournant technologique majeur : en 1997, elle devient la première Ferrari de série à proposer la boîte séquentielle F1, commandée par palettes, en droite ligne de la Formule 1 — tout en conservant la grille chromée et la boîte manuelle 6 pour les puristes. Déclinée en Berlinetta, GTS (targa), Spider et en monotype F355 Challenge, elle sort à plus de 11 200 exemplaires — un volume record pour Maranello. Remplacée en 1999 par la 360 Modena, elle est aujourd'hui l'une des Ferrari V8 les plus désirées : dernière au style classique, moteur d'exception, charnière assumée vers l'ère moderne.
Parce que c'est l'une des plus belles voitures que Pininfarina ait dessinées et l'un des plus beaux V8 que Ferrari ait construits : la ligne basse aux quatre feux ronds, la grille chromée qui claque, et surtout ce moteur à cinq soupapes qui prend ses tours avec une rage mélodieuse jusqu'à plus de 8 000 tr/min. Elle est mythique mais encore 'humaine' — la dernière grande Ferrari V8 classique avant que l'électronique ne prenne le dessus.
Et parce qu'elle est un actif de collection installé : les belles Berlinetta boîte manuelle, historique limpide et distributions à jour, tiennent et progressent. Mais la F355 se mérite : la distribution moteur sorti, les guides de soupapes fragiles, la boîte F1 première génération et les plastiques collants transforment vite une auto bradée en gouffre. Ici, le dossier d'entretien vaut littéralement des dizaines de milliers d'euros — c'est là que se joue tout l'achat.
Le conseil du connaisseur : la hiérarchie de valeur va Berlinetta > GTS > Spider, et la boîte manuelle à grille chromée prime nettement sur la F1 première génération (plus fragile et moins agréable pour beaucoup). À état égal, une manuelle documentée sera toujours plus liquide à la revente.
| Moteur | V8 90° atmosphérique 3 496 cm³ F129, 40 soupapes (5 par cylindre), Bosch Motronic, central arrière longitudinal |
| Puissance | 380 ch à ≈ 8 250 tr/min |
| Couple | ≈ 360 – 363 Nm à 5 800 – 6 000 tr/min |
| Transmission | Propulsion (moteur central longitudinal) |
| Boîte | Manuelle 6 rapports à grille chromée, ou séquentielle F1 à palettes (dès 1997) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 4,7 s |
| Vitesse max | ≈ 294 – 295 km/h |
| Poids | ≈ 1 350 – 1 450 kg selon version |
| Production | ≈ 11 200 – 11 300 (toutes versions) |
La F355 est un actif de collection à part entière, en hausse continue. Le prix dépend fortement de la version (Berlinetta > GTS > Spider, sauf Serie Fiorano), de la boîte (manuelle > F1), de l'origine (Europe plutôt qu'import US ou Japon), de l'état structurel et surtout de la récence du 'gros service' distribution — moteur sorti. Marché France / Europe 2026 :
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Le nom combine la cylindrée et l'architecture des culasses : 3,5 litres et 5 soupapes par cylindre — soit F355. Cette culasse à cinq soupapes (3 admission, 2 échappement) est une première mondiale sur une Ferrari de route et vaut au V8 F129 une puissance spécifique record pour un atmosphérique de l'époque : 380 ch à 8 250 tr/min.
La F355 reprend la base de la 348 mais la transcende : V8 porté de 3,4 à 3,5 L avec culasse cinq soupapes (300 → 380 ch), aérodynamique à fond plat, châssis, gestion moteur et ergonomie profondément revus. Résultat : une auto plus performante, plus homogène et bien plus facile à exploiter — celle qui a lavé l'affront fait à la 348 par la presse.
Pour la plupart des connaisseurs, la manuelle 6 à grille chromée l'emporte : plus fiable, plus agréable, plus liquide à la revente. La boîte F1 (dès 1997) est historique — première Ferrari de série à l'adopter — mais c'est une première génération, moins aboutie, avec des postes de maintenance sensibles (pompe hydraulique, embrayage, capteurs). Si vous visez la valeur et l'agrément pur, cherchez une manuelle.
Elle peut l'être, à condition d'un entretien Ferrari scrupuleux et d'un exemplaire trié. Les points sensibles sont connus : distribution moteur sorti (coûteuse), guides de soupapes et consommation d'huile, faisceaux cuits par la chaleur, boîte F1 première génération, plastiques collants. Une F355 au dossier complet et à jour roule sereinement ; une F355 bradée sans historique est un piège financier.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Ferrari F355 · Ferrari — La F355 fête ses 30 ans (magazine officiel) · Automobile-Sportive — Guide occasion Ferrari F355 Berlinetta · Autoencyclopedie — Ferrari F355 · Auto Forever — Ferrari F355.